Attention, pour apprécier la lecture de ce message, l’écoute attentive de ce morceau de musique relaxante est recommandée pour ouvrir tous vos putains de chakras.

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Je méditais sur l’utilisation abusive du suppositoire comme déterminisme lourd d’une homosexualité masculine latente (la sur-hétérogénisation de la zone anale dès l’enfance m’a plongée dans une réflexion catatonique et je dois bientôt rédiger un pamphlet assassin sur les suppôts de Satan pour alerter le Saint Siège de la Sodome médicale qui menace) quand j’ai été frappé par l’horreur (au sens Conradien du terme) de cette expression :

« Je fais le métier de mes rêves »

Comment, Ô grand Dieu miséricordieux, comment un être doué de toutes ses facultés mentales peut-il RÊVER de travailler ?

board Horreur, horreur

On peut rêver de se faire sucer la bite par Clara Morgane, de dévaler des toboggans de bière en slip kangourou, devenir milliardaire, levée une armée de mercenaire et prendre le pouvoir d’un pays que personne ne sait placer sur une mappemonde, mais rêver de travailler !!!! NON !

Il doit en être une forme de lavage de cerveau collectif qui nous conditionne dès qu’on sait allumer tout seul la télé. Une main invisible qui nous ancre dans la tête l’idée que les RMIstes et autres négros suçant les ASSEDIC, c’est mal ; alors que mourir d’un infarctus derrière son laptop, c’est bien.

Dès lors, on trouve que l’idéal du golden boys aux gros muscles, roulant sur les K€ et baisant une tooooonne de putes mineures est à sa portée, qu’il suffit juste d’aligner 72h de travail hebdomadaire, de se défoncer à la coke payée avec les restes de son emprunt étudiant, de rire niaisement aux blagues du PDG (excusez ! Du C.E.O). Tout ça pour qu’un jour, il devienne le héros corporate, celui qui a des chemises Célio super bien repassées, même que personne ne voit qu’il a cousu dessus la griffe Armani, qui est bien rasé, qui est toujours volontaire pour les dossiers merdiques, qui fait les yeux de cockers violés mais agressif dès qu’un stagiaire fait un « pffuuuu boite de cons ». Bref, le « chargé de… » titre honoris causa qu’il exhibe sur son profil MySpace vu qu’à part ses « amis » virtuels (vous savez, ceux qui vous parlent quand vous lâchez votre CB) , tout le monde s’en branle de sa vie merdique d’esclave décérébré, tout juste bon à claquer sa paie sur Cdiscount durant la pause déjeuner (faut le comprendre, le samedi il bosse ses dossiers en retard, pas le temps pour les soldes).

Alors oui, c’est sûr que maintenant qu’il est consultant junior chargé des études et prospect marketing (un terme hype pour dire balai chiotte qui téléphone toute la journée pour pleurer après les clients) il peut rentrer la tête haute chez le pater familias à noël et déclarer autour d’un cognac (volé par papy dans une cave d’un négociant juif en 39) qu’il fait le métier dont il a rêvé.

Dans ce cas, je ne préfère même pas imaginer ses cauchemars….

honte Horreur, horreur
Ne riez pas, vous y passerez tôt ou tard vous aussi

stern Horreur, horreur
Les rêves de travail peuvent parfois se montrer bien cruels

Et vous, cher lecteur, vous rêvez de travailler ? Vous aussi vous êtes atteint de cette psychose générale qu’il faut vivre pour travailler, qu’il faut tous les jours serrer un peu plus le noeud de votre cravate Cardin jusqu’à en mourir étouffé ?

 Horreur, horreur

Bon, pour le prochain sujet, on verra ça la semaine prochaine…faut reprendre les bonnes habitudes !


7 Commentaires pour “Horreur, horreur”  

  1. 1 Atv'

    Ce blog devient terriblement démago.

  2. 2 Pere Vert

    « volé par papy dans une cave d’un négociant juif en 39 »

    Sauf erreur, la France n’a été sous le joug Allemand qu’à partir de 1940. Donc ton papy a été un incroyable précurseur. Vraiment, tu es mon héros.

  3. 3 AntiOxydant

    C’est vrai, avec John Travolta, j’ai déconné XD

    Pour la bouteille de Cognac, Papy a prit de l’avance dès que la guerre a été déclarée (une bonne occasion pour ressortir la carabine de chasse hors période)

  4. 4 Crevard

    Le job de mes rêves…
    Tain le rêve c’est de prendre sa retraite à 40 ans entouré d’une armée de bamboula sous coke qui te suce la bite et à qui tu défonces l’anus non stop toute la journée..
    (mes collègues hétéros voudront bien remplacer le mot bamboula par négresse aux gros seins)
    En cas de rebéllion tu les vires & tu en reprends une nouvelle fournée..
    Bosser 72h par semaine, & pourquoi pas 80 avec deux rails de coke et un bonus de golden manager de merde ???
    Non le rêve c’est de monter sa boîte, d’en chier pendant 3 ans pour qu’elle vive & ensuite de toucher les dividendes et bien sur de tout garder pour soi !!
    Ahhh le capitalisme à la sauce fist !!
    Yum
    Crevard

  5. 5 wololo

    Tiens, j’ai reconnu une peletté de potes dans ce billet… ça leur fera plaisir !

  6. 6 Robert

    Les bamboulas sous coke ? C’est nul, moi la corde, je la garde pour moi-même !

  7. 7 Robert

    Les bamboulas sous coke ? C’est nul, moi la coke, je la garde pour moi-même !

    (j’ai failli écrire la corde. La pendaison ce n’est pas une retraite que je sache).

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