Attention, pour apprécier la lecture de ce message, l’écoute attentive de ce morceau de musique relaxante est recommandée pour ouvrir tous vos putains de chakras.

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On se demande parfois où est l’art de nos jours.

La réponse est claire. L’art s’est fondu dans l’espace urbain pour nous envahir secrètement et devenir ainsi membre à part entière du corpus social. L’art nous semble mort, mais c’est simplement parce que le groupe l’a ingéré, assimilé et banalisé.

La preuve ? Les milliers de clodos dans les rues !!

La ville offre de prime abord un visage assez abrupt, du gris béton au gris macadam, la monotonie guette le metrosexuel qui pourrait dès lors rêver de campagne, de moutons à enculer et de lambic de contrebande, en un mot : la fin de notre civilisation !

Les autorités ont donc trouvé la parade idéale. En inondant les rues de clochards, cela permet de réoccuper de l’espace public inutilisé, de décorer gaiement et de faire comprendre à l’employé que gagner le smic, c’est vraiment un truc de nantis impérialiste et qu’il doit être supra content de ça !!

Imaginez un peu les rues sans ses femmes péruviennes aux couleurs chatoyantes donnant le sein à leur progéniture anémiée entre deux poubelles d’un Macdo ! Vous réalisez le choc graphique que cela créerait ? Un vide tel qu’on pourrait en brûler de désespoir le susdit établissement.

De même dans le métro, avoir un clodo qui racole une piécette pour sa bibine. Réalisez-vous le bienfait social de sa fonction ? Il vous rappelle à quel point vous êtes génial, vous donne l’occasion idéale de vous débarrasser de vos pièces en cuivre à la con et peut-être même de briller auprès de votre voisine à gros seins si le rustre se montre trop pressant.

Bref, tout bénef’.

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Immobile, le regard vide et le visage creusé, nos clochards sont un parfait exemple du renouveau de l’art de rue. Finis les décorums pompeux et poussifs, le vulgum pescat veut de l’art nouveau, de l’inédit mais toujours à sa portée ! Le clochard accompagne votre quotidien et finalement, vous vous attachez bien plus à Polo, le cul de jatte du métro que vos gosses qui écoutent du Ministère Amer et qui font partie des Jeunesses UMP !

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Certains « bons penseurs » et vrais censeurs se sont offusqués de la location de clochard à domicile ou de leur exposition dans les vitrines, mais que voulez-vous ? Tout art d’avant garde suscite des craintes et de l’obscurantisme.

La société Cloch’Art recrute sans cesse de nouveaux talents : mutilé de guerre, aliéné, alcoolique, junkie, chômeur longue durée et bien plus encore ! Tous les profils ont leur place dans la rue du moment qu’ils sont motivés pour agrémenter l’urbanisme.

Qui a dit que le développement durable était mort ?

clodo5v2 Pas d’alloc pour les dreadlocks
Bref, no futur…

AntiOxydant, Intermittent, retourne dans ton pays


3 Commentaires pour “Pas d’alloc’ pour les dreadlocks”  

  1. 1 Wololo

    Merci T_T (larmes de joie)

  2. 2 Vive le napalm

    Ca commence comme un exposé, avec un vocabulaire soigné, ça continue en mode trash pour finir sur cette magnifique photo de Rialdo, le trav clodo des faubourgs du Bronx d’Atlanta City qu’on a déjà pu admirer dans "Fisté par surprise par un clochard" et dans "Poubelle Woman perverse mais innocente".
    Du grand du bon de l’excellent

    En résumé "Suce ma bite !"

  3. 3 AntiOxydant

    Clair, une vraie star ce Rialdo.

    Heureusement qu’il n’a pas pris la grosse tête.

    " Fait plaisir de voir du napalm par ici… Ca réchauffe le coeur !

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