Bobo Way of Fist
2 Commentaires Publié le par AntiOxydant 9 juin 2006 in Les beaux comptes du Colonel, Pogo, [NF] ConsultingAttention, pour apprécier la lecture de ce message, l’écoute attentive de ce morceau de musique relaxante est recommandée pour ouvrir tous vos putains de chakras.
Ce soir, rions. Un peu d’humour ne fait jamais de mal. Moi-même, je me laisse parfois aller aux errements des blagues à toto ho-ho, aussi drôle que de jouer avec ses excréments, l’air béat, ou d’écouter un discours de Besancenot, l’air concentré. Ce soir, je vais donc rire avec vous en raillant les bobos, ces bourgeois bohèmes responsables des pires maux de la France et de Navarre, de Mai 68 au Palais de Tokyo en passant par la fête de la musique. Bref, toute cette orgie de décadence navrante remplissant nos innocentes têtes blondes d’idées sordides à bases de développement durable, de justice sociale et d’altermondialisme tandis que 75% de la surface de la Terre se fait vitrifier pour assurer que votre 4×4 GM puisse avoir la clim réglée à fond cet été. Analysons donc la vie du bobo. En ne regardant que la vitrine du bobo, on imagine un monde glamour à base de champagne, de David Guetta et de coke colombienne (c’est le coté commerce équitable ça) . La réalité est bien différente. Seule l’élite peut se targuer d’être réellement 100% bobo. On oublie vite les heures passées à lire Télérama, à courir l’exposition Moebius / Miyazaki, à lire les Inrockuptibles, Technikart, à payer en ligne son abonnement à Greenpeace et à Amnistie Internationale tout en surfant sur ses placements boursiers « équitables » (comprendre à seulement 10% de rentabilité moyenne). La vie parfaite et lisse du bobo est en fait un véritable cauchemar, arpentant les nuits parisiennes branchées pour être un rebelle, lisant le blog de maitre Eolas pour moucher Simon, le délégué CGC aux pauses cafés sans oublier tous ces samedis à Ikea pour meubler son 120M² avec vue sur la Tour Eiffel. D’ailleurs, je tiens préciser que le bobo n’est que parisien ! Du coup, quid des ersatz protéiformes que l’on peut croiser en province, ces profs à barbe ardente ne jurant que par Marx et leur sandales péruviennes même en plein hiver ? C’est là que nous entrons dans la finesse de l’analyse sociologique. Quand nous devons discriminer deux états boboïques : Le bobo pur jus, véritable ramassis de merde bons sentiments, dégueulant sa culture prémâchée de bon penseur puant, votant socialiste parce que ça fait cool, chiant des stocks options et des K€ et ne jurant que par Max Havelaar et Apple et citant une référence au magazine Crash toutes les deux phrases, est une élite. Le bobo doit être friqué pour suivre le mouvement et ainsi faire face à son orgie de consommation compulsive de produit culturel stupide, du lapin wifi à la boule lumineuse disco rétro fashion chic, en passant par le plug Lexington Lex et l’intégrale de Franck Zappa en 45 tours. Dans sa tour d’ivoire impitoyable, le vrai bobo conchie allégrement sur tous les prétendants au saint graal. Car forcément, ils sont soient à la botte du grand capital spoliateur, enivrés de leurs capitaux nauséeux et de leurs privilèges moyenâgeux soient ils rampent dans leurs crasses intellectuelles de consommateurs moutons bêlant leurs mass consommation comme l’ultima way of life.

Les faux bobos pauvres sont donc une nouvelle entité sociale que l’on pourrait qualifier de « probobo » ou de prolétaire bobo genre « je renie la société de consommation en boycottant Danone, j’ai arrêté de voter parce –tous des cons/pourris/vendus- et je ne garde ma télé écran plasma payée en 2756 traites de 99€ QUE pour regarder Tracks sur Arte et mon DVD live édition limitée collector gold prix vert Fnac de Manu Chao. » Le probobo tente de suivre les codes du pur bobo, mais voilà , il n’est que suiveur donc il n’est qu’une merde, inutile à vomir. Il le sait, le bobo lui fait suffisamment sentir son infériorité dans une discussion. Le probobo se fait vite repérer en général, c’est le premier qui lâche dans les pauses café « je trouve le dernier Houellebecq franchement navrant ». L’effet est garanti auprès des stagiaires à gros seins et des consultants juniors. (Non les seniors ne font pas de pauses cafés, ils font des PAUSES POTAGES, eux ! parce que les légumes décuplent leurs puissances sexuelles et conservent leurs cheveux, c’est connu…) A ce moment, vous avez le bobo qui a repéré sa proie, pour commencer, il est le seul à se rappeler du prénom de la petite nouvelle, celle avec des tâches de rousseur, ses tétons qui pointent sous son débardeur (moulant si bien ses seins en pomme) et sa bouche en cœur, Ingrid donc, la stagiaire envoyée par la filiale danoise. Le probobo sent le danger et lance une vague allusion à l’homosexualité supposée du bobo histoire de briser les rêves d’ascension sociale d’Ingrid. Le bobo ninja exhibe alors son pin’s Sidaction (planqué en revers de sa boutonnière, prêt à être dégainé à la moindre agression) et explique que son frère homosexuel est mort du Sida et qu’il s’est senti meurtrie dans sa chair par cet être qu’il l’avait comme trahis par sa mort et qu’il se sentait abandonné (bien entendu, il avouera à Ingrid dans la salle de la photocopieuse qu’à sa seule vue, il avait retrouvé goût à l’amour et à la vie, juste avant qu’elle ne le suce dans les chiottes du 2ème) Donc, le bobo attaque et lance un « Je pense que Houellebecq aurait dû arrêter l’écriture après Les Particules élémentaires. Pour moi l’apothéose d’un art ne peut connaître l’immortalité et la pureté que par l’annihilation du géniteur. Pour parapher Freud, nous devons manger le père pour avancer et profiter de ses fruits. C’est pour ça que je te trouve un peu sec avec la possibilité d’une île. » A ce moment, le probobo est tout simplement rayé de la surface du globe, lui qui n’a lu que le dernier Houellebecq recommandé par seulement 3 télérama d’or ne peut rétorquer à cette attaque. Il s’efface donc, écrasé par sa nullité d’apprenti bobo, il ne lui reste plus qu’à relire le Da Vinci Code pour faire chier le vrai bobo quand celui-ci critique la gribouille commerciale de Dan Brown. Mais le Nofutur dans tout cela ? Eclairé par la grace de Madelin, le nofutur ne boit pas de café, il s’achète son café dans le hard discount le plus proche pour se concocter un mélange kawa/subbutex/aspartame tandis qu’il fait des plans pour foutre du rohypnol dans le verre d’Ingrid à la moindre occasion. Bref, le nofutur vit dans un monde acidulé et sucré remplit de voiture en nougat, de maison en chocolat et de crânes fendus de bobos et probobos qui suintent de la masse cervicale glougloutant à gros bouillons… de bulles de sang rosaces. Scènes obscènes de cannibalisme et de fist ludiques sur des airs de musiques bavaroises. Bref, le Nofutur vit dans un plan démoniaque, au-delà du réel… juste à coté de vous. AntiOxydant, No Way out
Vive les grenouilles ! Elles au moins elles vivent en harmonie avec la nature !
Bobobo-bo Bo-bobo !!!