Monsieur Propre suce des bites en Arizona
Publié le par AntiOxydant 23 août 2007 in KKDR, Sick Sad World
Une question brûle souvent l’esprit de l’homme de science que je suis.
Tel les poules de colomb et l’œuf de loemp, je me demande si on peut salir le propre ou si on rendait le sale propre.

Captain Nazi, l’ami des enfants blonds
Démonstration empirique :
« Un savon tombe dans de la merde »
Le savon est-il sale ou la merde est-elle propre ?
La question mérite réflexion. La réponse pourrait ébranler notre système de valeur car il en revient à déterminer si la fonction intrinsèque d’un objet usuel est absolue ou relative. Un nettoyant est-il propre par lui-même ou parce que notre système de croyance lui confère une valeur hygiénique quelconque ?
Le sale bougnoul est-il sale en lui-même ? Qui fait les comptes du comptable ? Qui fait justice aux justiciers ? Qu’est-ce qui nettoie un nettoyant ?!

Holalala, qu’est-ce qu’on rigole sur Nofutur
Les esprits libertaires me rétorqueront que l’histoire du savon et de la merde, c’est comme le verre à moitié vide : le point de vue détermine la vérité.
Mais ce serait imposer un peu trop facilement une fonction relative à notre environnement sans tenir compte de la fonction innée du sujet.
Le savon n’existe que pour nettoyer. De part cet axiome, on peut en déduire que chaque objet socialement déterminé est, de manière innée, voué à une fonction sociale.
Le bamboula ramasse les poubelles, le Deus Ex Consultant baise les stagiaires. On ne peut pas en appeler à la systémique pour dénoncer cet élémentaire chaîne alimentaire sociale.
Moralité, le savon rend la merde propre.
CQFTMDLC.

Sacré Optimus Prime, toujours le bon mot de la fin
Et votre avis sur la question ?
=> bonus : là
donc tu te laverai avec un savon qui est tombé dans la merde toi?
Est-ce le congélareur qui rigidifie un cadavre ?
Ou le cadavre était-il déjà froid & dur avant qu’on ne le mette au congélo ?
Colonel Crocky, rigor mortis
Objection ! Si le savon est socialement déterminé à rendre propre, la merde est socialement déterminé à salir.
De fait les 2 objets vont indéfiniment s’affronter sans jamais réussir leur fonction, tel le chat avec une tartine confiturée attachée à son dos, qui ne tombe jamais.
Il est possible qu’ils s’autodétruisent, produisant ainsi quelques grammes d’antimatière, ou qu’ils explosent, créant par de là un nouveau big bang. En bref, c’est une expérience à éviter absolument.
Je suis navré, mais ma merde à moi est propre, sans que j’aie besoin de jeter du savon dedans.
Sinon, je serais tenté (et là je me déçois, mais je ne pouvais pas lutter) de dire un peu comme Salagir.
En fait, je dirais que la merde reste sale quoi qu’il lui arrive, parce que la merde, en soi, c’est LE matériau sale, irrécupérable et définitivement condamné à ne provoquer que la répulsion et le dégoût (je sais de quoi je parle.)
La merde n’est pas tant destinée à salir qu’à être sale, et si on décide dès le début (et on le fait) qu’elle est sale, alors elle le restera jusqu’au bout.
Enfin, tous ces soucis de propreté-saleté c’est complètement has been, on est entré dans une nouvelle ère, toutes ces considérations bassement hygiéniques de petit-bourgeois c’est fini! Aujourd’hui on se baigne dans la merde aussi volontiers que dans le savon et on en bouffe plus qu’à notre tour de la merde. La question ne se pose plus.
Bon.
Le Sale “bougnoule” n est pas sale en lui meme, mais crée de la saletée en cramant de voitures…
MAC (citation):
Enfin, tous ces soucis de propreté-saleté c’est complètement has been, on est entré dans une nouvelle ère, toutes ces considérations bassement hygiéniques de petit-bourgeois c’est fini! Aujourd’hui on se baigne dans la merde aussi volontiers que dans le savon et on en bouffe plus qu’à notre tour de la merde. La question ne se pose plus.
Vu de l exterieur ca fait drole… T es ingenieur philosophe? t etais bourrer?